Wings of the Ocean

WINGS OF THE OCEAN : DEVENIR ECOVOLONTAIRE POUR UNE MISSION EN MER

Partir à bord d’un trois-mâts pour apprendre à naviguer et dépolluer les océans en même temps : voilà ce que propose l’association Wings of the Ocean. J’ai voulu en savoir plus sur cette traversée qui permet de voyager tout en ayant une action positive sur l’environnement. Je suis donc allée voir Julien Wosnitza, un des co-fondateurs de Wings of the Ocean, pour mieux comprendre le projet de cette association qui part en mer avec des écovolontaires, mais aussi des scientifiques à son bord pour dépolluer les océans.

✯ Retrouvez l’interview vidéo de Julien à la fin de l’article 🙂

wings of the ocean world me now

©Wings of the Ocean

L’ASSOCIATION WINGS OF THE OCEAN

✯ SA CRÉATION
Elle a été créée à l’initiative de Julien Wosnitza et Sébastien Fau, qui se sont rencontrés en mer, lors de campagnes pour Sea Shepherd en 2016. Constatant que de nombreux filets se trouvaient à la dérive dans les mers, ils ont voulu s’associer pour créer un “navire-école” dont la mission serait d’effectuer des recherches scientifiques, de récupérer les déchets en mer, mais aussi d’emmener à son bord des écovolontaires pour partir dépolluer des océans tout en les formant à la navigation.

✯ LE NAVIRE
L’association a remis sur pied un voilier 3 mâts datant de 1974 pour son expédition, nommé le Kraken. Il fait 47 mètres de long et est assez grand pour accueillir jusqu’à 38 personnes pour des navigations longues, dont 24 écovolontaires. Dans le navire, on trouve 3 espaces de détente intérieurs : un bar avec vue panoramique, un réfectoire, et un espace lounge, mais aussi des espaces extérieurs pour manoeuvrer le bateau et stocker les déchets récupérés en mer.

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©Wings of the Ocean

LES OBJECTIFS DE L’ASSOCIATION

Un des objectifs durant ce trajet est de faire des études scientifiques. À bord, il y a l’équipage bien sûr, mais également des océanographes. L’impact de l’Homme sur les océans étant encore peu connu, ces scientifiques feront des recherches pendant toute la traversée. Ensuite, la traversée permettra de collecter des déchets en mer à l’aide de chaluts, et de faire du ramassage sur les plages lors des différentes escales prévues. L’association a également prévu de faire des actions de sensibilisation en allant dans des écoles aux Caraïbes sur à la fois les questions du plastique mais également les actions anti-braconnage. Enfin, le Kraken a pour vocation d’être un “navire-école”. L’objectif est d’emmener des écovolontaires à bord pour les faire participer à cette mission. Ils participeront aux tâches quotidiennes du bateau, mais aideront également à la collecte d’informations pour les scientifiques et à la dépollution.

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©Wings of the Ocean

COMMENT DÉPOLLUER LES OCÉANS LORS DE LA TRAVERSÉE

Le bateau est équipé d’un chalut Thomsea qui permet la collecte des déchets. L’idée est de déployer ce chalut de surface pour récupérer les différents déchets en mer. Tout ce qui sera collecté sera stocké à bord dans le but de l’acheminer vers une usine de dépollution à Grand Cayman qui est le point d’arrivé de l’expédition.

❝ 90% des déchets en plastique qui arrivent dans les océans proviennent de seulement 10 fleuves

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©Wings of the Ocean

DEVENIR ÉCOVOLONTAIRE À BORD DU KRAKEN

Les écovolontaires sont totalement intégrés à l’équipage et participent aux tâches. Pas besoin de connaître déjà la navigation, ils sont formés aux manoeuvres sur le bateau. Concernant les études scientifiques menées à bord, les océanographes présentent leurs travaux de recherches et font des conférences à bord. Les écovolontaires participent au nettoyage des plage durant les escales, mais aident aussi à la dépollution des océans en mer lorsque le chalut sera utilisé pour récupérer les déchets en mer.

☛ Pour vous inscrire, il vous suffit de vous rendre sur leur site internet, consulter les différentes escales et choisir la mission qui vous intéresse !

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©Wings of the Ocean

RETROUVEZ L’INTERVIEW DE JULIEN ICI ⇩

Pensez à mettre en HD 😉

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Monter à bord du Kraken est la promesse d’une belle aventure humaine ! Pour tous ceux qui cherchent à donner du sens à leurs voyages, je trouve que c’est une super façon de découvrir le Monde et de participer en même temps à une action écolo concrète. Je ne dois pas être la seule à qui ça donne envie ! Qui serait tenter par un tel voyage ? Que vous inspire ce projet mis en place par Wings of the Ocean ?

Si vous avez envie de participer à l’aventure : leur site internet
N’hésitez pas à suivre et soutenir l’association sur leur page Facebook

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Wings of the Ocean2018-10-01T14:57:50+00:00

Comment skier écolo

6 PISTES POUR SKIER ÉCOLO

Chaque année c’est pareil, dès que janvier est là, je n’ai qu’une idée en tête : organiser mes vacances au ski ! J’y vais depuis que je suis petite, et chaque année j’ai tellement hâte de retrouver cette ambiance, l’air frais de la montagne, et de dévaler les pistes de ski à n’en plus pouvoir !
Ce n’est pas forcément évident au premier abord, mais les séjours au ski ne sont pas les vacances idéales quand on se préoccupe de son impact sur la planète. J’ai donc eu envie d’étudier le sujet d’un peu plus près et de comprendre en quoi les activités liées aux vacances d’hiver ont un impact sur l’environnement, mais aussi quelles étaients les choses que je pouvais faire, moi, en tant qu’individu, pour minimiser cet impact et agir en faveur de la planète.

LES IMPACTS NÉGATIFS


Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive, mais cela permet de se rendre compte de la réalité et de voir une partie de la face cachée du business des sports d’hiver.

❄ LA POLLUTION

Tout d’abord, il y a le problème des émissions de gaz à effet de serre liées au transport des milliers de personnes qui viennent dans les stations chaque semaine. Imaginez-vous les pics que cela peut atteindre dans certaines régions, notamment durant les vacances scolaires. Le transport est une des plus grosses sources de pollution et encore beaucoup trop de monde utilise son véhicule personnel pour se rendre en station. Gardons en tête que les gaz des voitures qui s’échappent dans l’atmosphère, pénètrent dans les sols dès qu’il pleut, et contaminent alors la végétation, les nappes phréatiques et les fleuves.
Il ne faut pas oublier qu’une partie de la couche d’ozone est déjà bien entamée par les camions qui acheminent de la nourriture dans les supermarchés, mais également par les déneigeuses pour rendre les routes praticables, les camions poubelles, etc… donc évitons d’en rajouter une couche.

❄ LES DÉCHETS

Chaque année, des tonnes de déchets sont retrouvées dans la nature une fois que la neige a fondu. Ces détritus qui mettent parfois des centaines d’années à se dégrader, polluent les sols, l’eau, à cause de leur composition (métal, plastique, verre, ou carton). Sous l’effet de l’humidité, des matières toxiques se dégagent et s’infiltrent dans le sol.
On a tendance à perdre nos bonnes habitudes, notamment pour des questions de praticité : c’est les vacances, on achète des choses faciles à cuisiner, industrielles et suremballées… et on peut se laisser aller à l’oubli du tri des déchets, parce que, merde, il fait froid dehors, c’est plus simple de tout mettre dans la même poubelle dans l’appart… #nocomment

❄ IMPACT DES ACTIVITÉS SUR L’ENVIRONNEMENT

Toutes ces constructions en haute montagne, entre les hébergements et les remontées mécaniques, ça a forcément des conséquences sur la faune et la flore, c’est inévitable. On a bétonné et installé des machines gourmandes en énergie dans ces espaces naturels, à l’origine, hostiles à l’Homme, sans se préoccuper des conséquences de toutes ces activités sur l’environnement.
Pour attirer toujours plus de touristes, certaines stations ouvrent de nouvelles pistes et donc mangent un peu plus d’espace naturel. L’enneigement artificiel pour entretenir toutes ces pistes est aussi un fléau. Le prélèvement de l’eau dans les rivières et les lacs affecte la vie aquatique, et donc l’écosystème. Le besoin en eau des stations est tellement important qu’elles doivent parfois construire des lacs artificiels.

6 PISTES POUR PARTIR SKIER ÉCOLO


Si ça t’intéresse de te préoccuper de l’environnement pendant tes vacances d’hiver, voici quelques pistes pour partir skier plus écolo. En tant qu’individu, il est important de faire les bons choix. La majorité de la pollution provient des moyens de transports, de ce que nous mangeons, de la manière dont nous consommons. Notre mode de vie a donc un impact sur l’environnement, c’est pour ça qu’il est important que chacun mette sa pierre à l’édifice et participe à cet effort collectif.

Voici quelques propositions pour agir, toi, concrètement, pour réduire ton impact quand tu iras à la montagne.

1. SE RENDRE A LA STATION DE SKI EN TRANSPORT EN COMMUN ET PAS EN VOITURE

C’est tout con et tout le monde le sait, mais c’est important de le rappeler : un bon moyen de s’assurer de réduire son impact est de prendre le train et le bus, et non pas sa voiture. Le transport représente une grosse partie des émissions de CO2 dans l’atmosphère, il est donc primordial d’utiliser les transports en commun pour aller dans ta station de ski.
Surtout que honnêtement, aujourd’hui c’est bien foutu, dans la grosse majorité des stations tu trouveras des bus et des navettes pour te rendre directement sur ton lieu de séjour.

2. CONSOMMER LOCAL

Il faut partir à la recherche des produits locaux et ne pas s’arrêter au premier supermarché qui vous tend les bras. Ce n’est pas forcément évident, je vous l’accorde, mais c’est important si l’on veut créer un cercle vertueux.

En achetant aux producteurs locaux :
– on crée une économie sociale et solidaire, car on fait vivre directement les gens de la région en injectant notre argent auprès d’eux plutôt que dans les grosses multinationales qui se moquent bien de notre santé et de l’environnement.
– on réduit nos déchets car la nourriture provenant des supermarchés est tout le temps suremballée dans du plastique, du métal et autre. N’oublions pas que le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas.
– on contribue à la réduction de la pollution liée au transport de toutes ces marchandises, qui alourdit encore la facture en CO2 dans l’atmosphère et de la pollution des sols.

Au besoin, renseignez-vous à l’office du tourisme de la station pour connaître les producteurs et les jours de marchés.

3. BIEN RESPECTER LES ZONES SKIABLES

Je veux dire par là ne pas faire du hors piste. On a l’impression de ne rien faire de mal, sauf que l’on oublie que la montagne est un refuge pour de nombreuses espèces animales, notamment certaines qui hibernent.
Il faut bien comprendre que les animaux qui se trouvent dans les montagnes sont en mode survie, et que s’ils rencontrent un groupe d’humains en raquette, ou bien un skieur qui dévale la montagne, il va être obligé de fuir, et donc d’utiliser l’énergie qu’il avait emmagasiné pour survivre à l’hiver. Ce qui met clairement sa vie en danger.
Nous nous sommes appropriés la montagne, mais n’oublions pas que nous ne sommes pas propriétaires des lieux et qu’ils représentent l’habitat naturel de certains animaux. Il est impératif d’en avoir conscience, et surtout de les respecter si nous voulons préserver l’équilibre naturel et la biodiversité qui est source de la vie.

4. LES DÉCHETS

C’est une évidence pour beaucoup mais c’est super important de ne pas laisser ses déchets dans la nature. Ca pollue les sols, l’eau, et ça met en danger les animaux susceptibles de les ingérer, car cela peut les rendre malades ou carrément les tuer (certains s’essaient à l’ingestion de plastique…).
Il est important de garder à l’esprit que le cycle naturel de l’eau est circulaire : c’est à dire que l’eau des montagnes s’écoule dans les fleuves, se retrouve dans la mer, s’évapore pour former des nuages, et se retrouver de nouveau dans la montagne lorsqu’il pleut ou qu’il neige. En gros si l’eau est polluée en montagne, c’est tout le système à toutes les échelles qui l’est, et l’eau polluée reviendra dans tous les cas à son point de départ : c’est donc un cercle vicieux. On a vraiment intérêt à ne pas bousiller l’équilibre naturel si on veut continuer à vivre sur cette bonne terre.
C’est pourquoi il est primordial de ramasser ses déchets et de ne pas les laisser dans la neige.

Il faut toujours :
– se munir d’un sac réutilisable ou de boites pour stocker ses déchets avant de les jeter dans la bonne poubelle
– utiliser une gourde que je remplis d’eau du robinet, plutôt que d’acheter des bouteilles en plastique

Petit défi à tous ceux qui veulent s’impliquer et être acteur pour la planète :
N’hésite pas à improviser un ramassage de déchets si tu tombes dessus, puis à prendre une photo et à la partager sur instagram ou twitter avec le hastag #montagnepropre

5. PARTICIPER AUX MOUNTAIN DAYS

Si certains se demandent comment s’impliquer davantage, vous pouvez chaque année participer aux Mountain days qu’organisent l’association Mountain Riders. Il s’agit de participer bénévolement au ramassage d’ordures dans la montagne avec plein d’autres bénévoles en toute convivialité. On en n’a pas forcément conscience mais chaque année, après le passage des skieurs ce sont des tonnes de déchets type mégots, papier, bouteilles, qui sont retrouvées dans la nature une fois que la neige a fondu…

Chaque année, plus de 150 tonnes de déchets sont jetées en montagne. Sur l’ensemble de ces déchets (emballages plastiques, mégots, ferrailles), 40% des déchets sont recyclables : 64% sont d’origine professionnelle (jalons de piste, câbles) et 36% d’origine touristique (mégots, cannettes, emballages plastiques).
source : www.mountain-riders.org

Vous trouverez les infos sur les différents événements organisés au printemps et l’été sur la plateforme de bénévolat nature J’agis pour la Nature.

6. CHOISIR UNE STATION LABELLISÉE FLOCON VERT

Si tu es un amoureux de la montagne et de la planète, sache qu’il est possible de trouver une station de ski conforme à tes valeurs. Le label Flocon Vert permet aux touristes comme toi et moi d’identifier des stations qui s’engagent pour un tourisme durable. C’est d’ailleurs grâce à l’association Mountain Rider que ce label existe.
L’idée est de mettre en avant les stations de ski engagées dans le développement durable et qui respectent les 21 critères du label.

Par exemple la station s’engage à :
-réduire ses émissions de gaz à effets de serre
-soutenir, développer et valoriser les productions locales pour une économie sociale et solidaire
-protéger et mettre en valeur ses espaces naturels
-sensibiliser le grand public en lui indiquant quel comportement adopter pour limiter son impact négatif et inciter aux comportements positifs
– réduire au maximum les risques de son activité sur les ressources naturelles

Voilà quelques petits exemples qui vous donnent une idée de l’intérêt d’aller dans une station Flocon Vert.
Les critères du label sont exigeants sur les questions environnementales et sociales, mais c’est ce qui fait tout l’intérêt de ce label. Il nous assure de choisir une station qui a un réel engagement envers le développement durable.

💻 Toutes les infos sur le site de Flocon vert

***

Avoir la possibilité de partir dans des espaces naturels aussi exceptionnels que la montagne est une grande chance. C’est un cadeau de la nature et nous devons impérativement être reconnaissant et vouloir agir à notre échelle pour préserver cet espace fragile. Chaque geste compte.

J’espère que cet article vous aura appris quelque chose ou bien qu’il vous aura donné envie de réfléchir la prochaine fois que vous irez goûter aux joies de la montagne. Peut être aurez vous envie de mettre votre pierre à l’édifice !
Dites moi tout ça dans les commentaires !

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